L’origine de LaMarque Expertise

Redonner du sens au travail en repensant le temps social

Le temps n’est pas un simple paramètre d’organisation.

C’est une ressource humaine, sociale et collective, que nous pouvons épuiser ou préserver.

Repenser le travail aujourd’hui suppose d’interroger notre rapport au temps : temps de production, temps de repos, temps de déconnexion, temps de vie.

C’est ce que j’appelle une écologie du temps — une approche qui considère le temps comme un bien commun, au cœur des enjeux de santé, de justice sociale et de performance durable.

Une expertise née du terrain

Mon parcours s’est construit au sein du secteur social et médico-social, dans des fonctions de direction et de pilotage stratégique. Pendant de nombreuses années, j’ai accompagné des équipes confrontées à des réalités exigeantes : tensions organisationnelles, fatigue professionnelle, contraintes budgétaires et perte de sens.

Cette expérience m’a conduit à une conviction forte : les organisations ne s’épuisent pas seulement par manque de moyens, mais par une mauvaise gestion du temps humain. 

Le droit aux vacances à l’épreuve de l’écologie du temps

Au fil de mon parcours, un constat s’est imposé : le droit aux vacances reste largement théorique pour une partie des salariés. Non par absence de dispositifs, mais en raison de freins multiples — économiques, culturels, organisationnels ou informationnels.

Le non-recours aux vacances n’est pas un phénomène marginal.

Il révèle une déséquilibration profonde de l’écologie du temps, où le repos devient variable d’ajustement, et non condition de la durabilité individuelle et collective.

Quand le temps de récupération disparaît, ce sont la santé, l’engagement et la qualité du travail qui se fragilisent.

L’écologie du temps interroge la manière dont les organisations gèrent le temps humain. Elle invite à penser le travail, le repos et la déconnexion comme des conditions de durabilité individuelle et collective.

Le temps social comme levier stratégique

Penser le temps social, ce n’est pas seulement organiser des congés ou des plannings.

C’est interroger la soutenabilité des rythmes, la place accordée à la récupération, et la capacité d’une organisation à durer sans épuiser celles et ceux qui la composent.

L’écologie du temps permet de relier des enjeux trop souvent traités séparément : santé mentale, qualité de vie au travail, engagement, attractivité et responsabilité sociale.

À ce titre, la manière dont une organisation gère le temps est un indicateur majeur de sa maturité sociale et de la sincérité de ses engagements RSE.

Une posture engagée et pragmatique

Je défends une vision exigeante et pragmatique de la responsabilité sociale, forgée par mon expérience de dirigeante et de pilote d’organisations confrontées à des contraintes fortes.

Exigeante, parce qu’assumer des responsabilités de direction oblige à mesurer l’écart entre les engagements affichés et la réalité vécue par les salariées et les salariés.

Pragmatique, parce que l’action ne peut se construire qu’à partir des usages réels, des arbitrages quotidiens et des inégalités concrètes qui traversent le travail.

Cette approche vise à construire des démarches socialement utiles, ancrées dans les réalités organisationnelles, attentives aux usages et aux inégalités, et capables de produire des transformations durables et mesurables.

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